Voilà le stage s'est achevé avec une veillée publique dédiée à Charles Perrault. Il y a eu naturellement un peu de tract saupoudrée d'émotion, mais le plaisir de raconter était là, bien présent, quasi palpable.
Quatre nouvelles conteuses donc sur scène avec les défauts des Premières mais aussi la fraîcheur des débuts.
Virginie, Bernadette, Marie-Angèle et Cynthia
avant le spectacle
Des styles bien différents aussi, des personnalités qui s'affirment, des timidités qui s'effacent...
Nous avons eu donc le plaisir d'avoir un chat ronronnant de malice, un barbe bleu qui n'a pas vu arriver le dernier coup de théâtre, un Riquet à la Houppe qui avait les atours d'un séducteur et au final, une fée malicieuse qui fait cracher leurs âmes à deux soeurs si différentes.
Une soirée riche aussi pour la formatrice qui ne cesse d'apprendre et d'apprécier les voix et de cheminer sur les voies multiples des histoires.
Quelques vers que je dédie à nos quatre nouvelles exploratrices, ils ne sont pas de ma facture mais de celle d'un trés grand conteur, les voici
Conter
C’est écouter à haute voix.
Un Rêve ancien, plus grand que soi.
C’est un acte magique, une poésie :
C’est faire de sa parole une peau.
Un œil, une monture.
Faire d’un rêve un souvenir,
D’un souvenir une jeune aventure,
D’un mensonge un aveu, une vérité vraie.
C’est ouvrir son jardin en en faire un navire,
Voyager. Rien de plus.
Jusqu’à offrir à l’autre un souvenir nouveau,
Risquer de faire de lui un témoin, lui aussi.
Un conteur à venir. Conter, un art ?, Michel Hindenoch, La Loupiotte, 1997
A bientôt
S. THUILLIEZ